[Child of Light] Test

Follow
9

Incroyable

9.3

Avis des utilisateurs

Quand on parle de titres réalisés avec l’UbiArt Framework, les mots 1080p et 60fps perdent leur propre sens. Il y a d’ailleurs des concepts qui  concernent et impliquent un peu tout le monde, qui peuvent créer des polémiques sur beaucoup de jeux. D’ailleurs, les titres développés par UbiArt n’ont jamais été critiqués car Ubisoft, avec ce petit mais puissant instrument, a montré catégoriquement une chose que les joueurs et les développeurs d’aujourd’hui tendent à oublier: ce n’est pas la puissance graphique qui fait un jeu, mais son style. Et Child of Light de style en a meme trop.

Cette petite pépite d’Ubisoft est sortie dernièrement  sur PlayStation Vita avec l’objectif de fasciner les players de la console portable Sony avec le compte d’Aurora. Une princesse qui, engloutie dans un monde fantastique mais aussi enchainée par un obscur sortilège, se retrouve à combattre dans de magnifiques paysages en aquarelle et à parler avec des mots en rythme.

Le but est  de trouver la route qui l’amènera chez elle, dans les bras de son père.

Une histoire qui a ému les joueurs de la version des machines de Sony Computer Entertainment, de Microsoft, Nintendo et PC: c’est pour cette raison qu’on ne va pas trop rentrer dans les détails, pour leur donner la possibilité d’y jouer sans leur gâcher la surprise.

On sait très bien que sous certains aspects et toutes proportions gardées, Child of Light rappelle parfois Ni no Kuni. Que ce soit dans le soin apporté aux décors (à mi-chemin entre l’aquarelle et le pastel), dans sa thématique du deuxième monde un peu sous-exploitée, dans ses mécaniques de jeu cachant quelques subtilités ou dans sa manière de bercer le joueur par son rythme monotone, le premier RPG d’Ubisoft Montréal laisse néanmoins une impression plus mitigée une fois arrivé devant son générique final. Tout partait pourtant bien, avec cette introduction aussi dramatique et poétiquement narrée que claire et prompte à présenter les enjeux. L’héroïne, une jeune princesse d’Autriche nommée Aurora dont la mère a disparu et le père se meurt, va être envoyée contre son gré dans un royaume étrange, Lémuria. Au lieu de rester les bras croisés à attendre un hypothétique sauveur, qui lui demanderait d’abord sa main puis son utérus afin de porter une ribambelle de bambins, la jeune fille déniche une épée pour se battre contre la reine sombre et les monstres qui souhaitent sa mort. Accompagnée par Igniculus, une luciole dont l’utilité sera vite prouvée, Aurora recrutera d’autres compagnons de route pour l’aider à rejoindre son monde d’origine et sauver Lémuria de l’emprise des ombres.

Les batailles restent toujours les mêmes, soit dans le gameplay que dans le rythme. Par contre la possibilité de bouger  Igniculus avec le doigt peut vraiment aider.

Le premier impact avec cette version du jeu est sans aucun doute positif. Malgré la perte de définition due à l’écran de la console, l’effet global reste inchangé, car on se perd à nouveau dans la beauté des fonds marins. Aussi sur l’écran OLED (nous ne pouvons pas nous exprimer pour l’écran LCD, après avoir essayé le jeu sur un premier modèle de la console) le rendu des couleurs est particulièrement réussi. Les tonalités sont mélangées ensemble tout en étant distinctes, au point qu’il est toujours possible de distinguer les différents éléments du décor, malgré la petitesse de l’écran.

Child of Light« S’il y a quelque chose qui a été réduit, ce sont les modèles des personnages »

S’il y a quelque chose qui a été redimensionnée, ce sont les modèles des personnages. Faits grâce au cel shading, destiné à se fondre avec la graphique 2D à l’aquarelle, à vrai dire ils perdent un peu dans cette «incarnation de polygones». Le résultat est un peu moins défini et il y a plus de contraste avec les scénarios, mais, même ici, l’effet global n’est pas perdu. D’autant plus que c’est une nécessité due à de la différence de capacité de calcul de la machine qui n’a surement pas les mêmes capacités que les consoles qu’on a à la maison. Le style de jeu, bref, n’est pas perdu.

En plus de la qualité visuelle satisfaisante, le titre est renforcé par un réajustement des contrôles, même si minime, qui a un effet bénéfique sur le gameplay. Les développeurs ont donc décidé d’insérer une option pour contrôler Igniculus (la luciole qui suit régulièrement Aurora dans son aventure), qui permet d’utiliser l’écran tactile (le touchscreen) – et le touchpad postérieur. Ces deux options peuvent être activées ou désactivées à tout moment, mais il ne faut pas penser qu’elle vont faciliter les choses pendant la résolution de puzzles environnementaux.

Child of LightLe jeu est toujours très agréable, en effet il est bien adapté à une console de poche.

Tout est plus simple avec le stick analogique de la PS Vita, vraiment une question de secondes.

« Le titre ne diffère pas de sa contrepartie du foyer, en offrant la même expérience »

Sauf pour ce petit changement, le titre ne diffère pas trop de l’original, en offrant exactement la même expérience. Il y a en fait beaucoup d’aspects positifs que Child of Light a mis sur l’écran, comme les négatifs. L’un d’eux, cependant, comme l’ultra simplicité de certains mécanismes de jeu, sur une console portable prend une connotation différente. Ce qui pourrait être considéré comme une simplification des fonctions RPG sur la Ps Vita est, en réalité,  presque un point de force. Le titre est simple, il s’adapte très bien aux batailles rapides et reste au même niveau des autres versions.

Même discours pour la bande sonore, niveau des haut-parleurs intégrés à part: elle réussit à être très proche de l’original – si écoutée avec le casque. Un résultat non négligeable si l’on considère l’installation de 3 Giga que le jeu nécessite sur PC et console, ici ils sont réduits à un seul Gygabite sans perdre ses qualités.

Child of LightL’atmosphère du jeu reste invariable même sur PlayStation Vita.

Voici un jeu qui sur le papier avait tout pour séduire: une licence originale, un mélange de bonnes influences, des personnages évitant les clichés, une direction artistique surprenante et même une idée neuve bien intégrée Les jeux qui réussissent à nous épater à la fois par leur réalisation artistique et par leur gameplay sont rares. Pourtant, Child of Light fait clairement partie de ceux-là. Véritable conte, entièrement en vers, il nous éblouit de ses décors faits main tout en nous livrant une bande originale quasiment parfaite. Son système de combat, qui sort tout droit de Grandia, s’avère quant à lui finement stratégique et pourtant simple d’accès. Une véritable réussite pour un si petit prix.

9

Incroyable

Note moyenne des utilisateurs Ecrire un avis 1 Avis des utilisateurs
9.3
2 votes
Noter
Envoyer
Votre note
0

1 commentaire

  1. Un Chef D’œuvre – à ne pas manquer.

    Répondre

Commenter

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués *

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Mot de passe perdu

S'inscrire